L’AVC, première cause d’invalidité et troisième cause de mortalité dans le monde !

 

Mais qu’est-ce que l’AVC ?

On parle d’accident vasculaire cérébral (AVC) lorsqu’il y a interruption de la circulation sanguine vers une région du cerveau. Sans apport de sang riche en oxygène, les cellules du cerveau commencent à mourir. À moins de restaurer l’apport sanguin, les parties affectées du cerveau meurent, ce qui entraîne l’invalidité et/ou la mort. 

L’hypertension artérielleest le facteur de risque numéro un de l’AVC et est responsable de 51% des cas d’AVC.

D’autres facteurs de risque connus sont :

- le diabète

- l’hypercholestérolémie

- le tabagisme

- la consommation excessive d’alcool

- la sédentarité

- le stress

 

L’AVC en RDC 

D'après les études menées par des spécialistes, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) se sont sensiblement accrus en RDC suite à l'adoption par les Congolais, particulièrement les Kinois, de certaines habitudes comportementales et alimentaires qui, à la longue, finissent inexorablement à nuire à leur santé. 

Les maladies cardiovasculaires dont l’AVC, pourraient être évitées dans la mesure où elles sont souvent liées à des modes de vie que l’on peut changer. IL est donc tout à fait possible de freiner et d’inverser la situation. Pour cela, il faut que des campagnes de sensibilisation de la population mais aussi de prévention basées sur le dépistage généralisé des facteurs de risque soient décidées et mises en place. 

C’est là que ProActiv’ Congo intervient. Avec des campagne de prévention nous souhaitons sensibiliser les populations congolaise afin qu’elles puissent adopter une hygiène de vie laissant peut de probabilité a un AVC de survenir. 

 

L’hypertension un tueur silencieux

Contexte mondial

Dans le monde, plus d'un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle, responsable de 51% des décès dus aux AVC.

Dans presque tous les pays développés, son diagnostic généralisé et son traitement avec des médicaments peu chers ont entraîné une baisse spectaculaire de la valeur moyenne de la tension artérielle.

Dans les pays en développement, nombre des personnes hypertendues ne sont pas diagnostiquées et ne bénéficient donc pas du traitement qui pourrait réduire sensiblement le risque de décès ou d’incapacités dus aux AVC. 

On estime, qu’en 2025, presque les trois quarts de la population mondiale hypertendue vivront dans les pays en développement, avec une incidence stimulée par le phénomène d’urbanisation massive.

Contexte en Afrique subsaharienne

L’Afrique Subsaharienne est confrontée à une épidémie d’hypertension artérielle sans précédent. L’hypertension artérielle (HTA) était pratiquement inconnue dans les sociétés africaines dans la première moitié du 20ème siècle. Elle touche aujourd’hui 46% d’adultes âgés de 25 ans et plus. C’est la prévalence la plus élevée. 

La prévalence de l’hypertension y a sensiblement augmenté au cours des deux ou trois dernières décennies. D’après une étude de Guy Amah, Bernard I Lévy du Service de Physiologie Explorations Fonctionnelles, Hôpital Lariboisière, Paris, «  l’hypertension artérielle du sujet noir-africain a une prévalence plus forte, elle est plus sévère, elle se développe plus précocement, avec un pourcentage plus élevé de complications touchant les organes cibles (accidents vasculaires cérébraux, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque) que chez le sujet européen. La prévalence de l’HTA augmente chez les Noirs vivant sur le continent africain et qui ont évolué vers un mode de vie occidental »

Les niveaux d’hypertension sont donc structurellement plus élevés dans les milieux urbains que dans les cadres ruraux, à cause des changements des habitudes alimentaires et un mode de vie sédentaire qui forme ensemble un système complexe favorable au développement de l’hypertension. 

Contexte congolais et cas de Kinshasa

« De nombreux Congolais sont des malades qui s’ignorent », ont déploré samedi 14 septembre 2013, les délégués du ministère de la Santé et celui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), au cours d’une campagne de consultation où des nombreux cas d’hypertension et de diabète ont été décelés. 

Certes, des données chiffrées récentes font défaut, mais il ressort de nos contacts avec de grands hôpitaux kinois que l’hypertension artérielle représente un gros problème de santé publique à Kinshasa.

On estime que le taux des personnes hypertendues y est supérieur à la moyenne nationale. Selon une étude de l’Université de Kinshasa en 2008, près de 40% de la population kinoise comprenant des adultes âgés de 20 ans et plus sont hypertendus. 60 % d’entre eux ignorent leur état. Et sur les 40 % qui savent qu’ils sont malades, seuls 20 % sont bien traités. 

Leprofesseur Jean-Réné Mbuyamba, Président de la ligue Congolaise contre l’Hypertension déplore le manque d’actions appropriées face à cette maladie qui tue plus que les autres. Dans l’énumération des facteurs de risque, il cite la consommation excessive d’alcool, le stress de la vie et la consommation incontrôlée des graisses animales. A Kinshasa, le professeur Mbuyamba s’inquiète du fait que des gens raffolent des croupions de dinde, des brochettes et graisses animales surnommées « Ya Jean » et autres mets très gras.